Danse

Pour la première fois au Liban, l'Institut français du Liban vous invite au grand Live Magazine, une performance éphémère sous le format d'un journal vivant !

Live Magazine est un journal vivant, une soirée unique, pendant lequel des journalistes, des photographes, des dessinateurs, des réalisateurs se succèdent sur une scène pour raconter – en mots, en sons, en images – une histoire chacun. Des récits intimes et planétaires, fondamentaux pour ceux qui les racontent, inoubliables pour ceux qui les écoutent, 100 % éphémère, 99% vrai.

Artistes participants : Zeid Hamdan & Joy Moughanni (musiciens), Ayşegül Sert (journaliste), Sonia Kronlund (documentariste radio), Seham Boutata (réalisatrice radio), Marwan Chahine (journaliste), Yves Ubelmann (architecte), Valérie Cordy (metteuse en scène)

Zeid Hamdan & Joy Moughanni sont musiciens. L’un, Zeid, est un “petit prince de la scène alternative beyrouthine” et “la huitième lumière de la culture libanaise” (dixit CNN). Il vient de quitter Beyrouth, avec femme et enfants, consoles et claviers, pour s’installer en France. L’autre, Joy, se produit sans relâche au Liban depuis 2014, et notamment au sein de l’un des rares groupes d’électro-pop libanais, GUIZZMO, puis de Pomme Rouge, duo 100% électro. La nuit, il prend volontiers possession des platines de clubs beyrouthins comme Reunion, The Ballroom Blitz, Decks on the Beach.

Ayşegül Sert est journaliste. Elle collabore au New York Times et au New Yorker, et intervient régulièrement sur Arte et France 24. Née en Turquie l’année d’un coup d’Etat - en 1960, 1971, 1980 ou 1997 ? Nous laisserons planer le mystère - elle a travaillé depuis New York pour la presse californienne et depuis Istanbul et Paris pour la presse internationale. Elle a renoncé l’an dernier à exercer son métier depuis son pays, devenu l’une des plus grandes prisons au monde pour les journalistes : la Turquie occupe le 154e rang sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse.

Sonia Kronlund est documentariste pour la radio, la télévision et le cinéma. Elle est aussi normalienne, philosophe, agrégée de lettres modernes et ancienne pensionnaire de la Villa Kujoyama. C’est son côté première de la classe. Elle a aussi un côté suédois et une passion pour l’Iran et l’Afghanistan. (Son fils dit “Maman est à Kaboul” comme d’autres “Papa est au bureau”). Depuis vingt ans elle produit l’émission Les Pieds sur terre, qui donne, tous les jours à l’heure du déjeuner depuis la Maison de la radio, “des nouvelles du réel.”
“Ici c’est pas Hollywood, c’est pas Bollywood, c’est Nothingwood.”
Hala Nouhad Nasreddine est journaliste. Elle coordonne la cellule “Enquête” de Daraj.com, média en ligne panarabe qui assume depuis Beyrouth une ligne éditoriale moderne, entre investigations choc et questions sociétales. Elle est membre des deux réseaux internationaux les plus incisifs de la profession : le Projet de Reportages sur le Crime Organisé et la Corruption (OCCRP) à Sarajevo et le Consortium International des Journalistes d’Investigation (ICIJ) à Washington. La liste de ses sujets se lit comme un florilège de romans d’espionnage : Projet Pegasus, la liste Ericsson, Pandora Papers, les dossiers FinCEN… Elle a été lauréate de la bourse des Reporters Arabes pour le Journalisme d’Investigation (ARIJ) qui se double d’une résidence, à Amman. Elle a dirigé le bureau libanais de la Fondation Berghof, créé à Berlin en pleine guerre froide, dont la mission est de “créer un espace pour la pacification des conflits”.

Seham Boutata est réalisatrice pour la radio. Elle travaille pour France Culture, Arte Radio, la RTBF et la RTS, autrement dit la fine fleur de l’audiovisuel public francophone. Ses documentaires, reportages et chroniques ont des titres comme Mon passé composé d’Algérie, L’Islam sur le divan, Enterrement au bled, On est tous des Auvergnats, La France en miroir, Alger rouge & panthères noires … Bref, elle aime explorer les questions brûlantes et politiques : mémoire, identité et intimité. Elle vient de publier au Seuil La mélancolie du maknine. Le pitch ? L’Algérien est un éleveur d’oiseaux par tradition et celui qui a sa préférence est sans aucun doute le chardonneret…

Marwan Chahine est journaliste. Il a longtemps écrit pour Libération depuis l’Egypte avant d’intégrer la rédaction de L’Orient-Le Jour, le quotidien francophone tout juste centenaire. Il dit : ‘Dans la presse libanaise, la plupart des articles sont d’opinion. Les rares reportages sont là pour confirmer que le monde colle bien à l’idée qu’on s’en fait. Or, dans un pays où les frontières communautaires, économiques ou sociales sont des murs infranchissables, tout l’intérêt d’un reportage c’est de donner à voir et à entendre… l’Autre.” Il vient de quitter Beyrouth pour Marseille et la presse quotidienne pour le temps long du livre.

Yves Ubelmann est architecte et “chambouleur” de la sauvegarde du patrimoine archéologique (dixit Le Monde). Il a travaillé sur des sites syriens, iraniens, afghans et pakistanais avant de fonder une société, Iconem, avec un ancien pilote d’hélicoptère. Ils conçoivent des drones, numérisent en 3D et sauvent la mémoire de l’humanité avec une technique, la photogrammétrie, qui ne date pas d’hier (1849). Combinée à l’intelligence artificielle, et grâce aux as de Normale Sup’ et de l’Inria, la photogrammétrie a permis à Iconem de numériser 150 sites dans 28 pays.

Valérie Cordy est artiste et metteuse en scène. Elle est directrice de la Fabrique de Théâtre, une structure de soutien à la création et à la diffusion de spectacles, doublée d’une résidence d’artistes à Mons en Belgique. Elle crée également des spectacles numériques, en ligne et en direct. Sur scène, elle ne dit mot mais on comprend tout.